L’année 2026 marque un véritable électrochoc sur l’échiquier mondial, et l’Amérique latine se retrouve propulsée sous les feux des projecteurs. Suite à l’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro au Venezuela, la doctrine Monroe se réveille avec un nouveau dynamisme, redessinant la carte du risque politique et des opportunités d’investissement dans toute la région. Nous assistons à un scrutin tendu dans plusieurs économies clés, où les électeurs devront trancher sur l’orientation future de leur pays : s’aligner sur une influence américaine renouvelée ou consolider un bloc multipolaire. Les ressources minières stratégiques du sous-sol, du cuivre au lithium, sont plus que jamais au cœur d’une rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis, transformant chaque gisement en un enjeu de puissance. C’est une période de grandes manœuvres géopolitiques qui promet de bousculer les équilibres et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les plus observateurs.
En bref, voici ce qui agite l’Amérique latine en 2026 :
- 🇻🇪 L’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela a ravivé la doctrine Monroe, redéfinissant la carte politique régionale et l’influence américaine.
- 🗳️ Des élections clés au Pérou, en Colombie et au Brésil vont décider entre alignement sur Washington ou un bloc multipolaire autonome, avec des scrutins tendus.
- ⛏️ Les ressources minières stratégiques, comme le cuivre péruvien ou le lithium andin, sont au cœur des convoitises américaines et chinoises, intensifiant l’extraction minière.
- 🇨🇳 L’influence chinoise, forte de ses investissements massifs en infrastructures et technologies (5G), est désormais confrontée à une influence américaine rajeunie.
- 🇲🇽 Le Mexique joue un rôle silencieux mais crucial dans cette reconfiguration géopolitique, entre non-intervention et intégration économique profonde avec les États-Unis.
- 📈 La volatilité est de mise à court terme, mais le réancrage pro-investissement offre des opportunités de croissance à moyen terme, malgré les conflits internationaux potentiels.

L’Amérique latine, un échiquier géopolitique redessiné en 2026
L’année 2026 s’annonce comme un véritable tournant pour l’Amérique latine, une région propulsée au cœur des enjeux mondiaux par un événement marquant en début d’année. L’arrestation de Nicolás Maduro à Caracas, le 3 janvier, a non seulement secoué le Venezuela, mais elle a aussi relancé en grande pompe une doctrine Monroe réactualisée, signifiant une influence américaine bien plus affirmée dans l’hémisphère. On observe une reconfiguration majeure, avec des conséquences qui se font déjà sentir de Caracas aux confins du cône Sud, dessinant de nouvelles alliances et des points de friction inédits. C’est une période passionnante pour observer les dynamiques de pouvoir et les réactions en chaîne de cette nouvelle donne géopolitique.
Dans ce contexte de profonde mutation, trois pays clés – le Pérou, la Colombie et le Brésil – sont appelés aux urnes en 2026, transformant ces scrutins tendus en de véritables référendums sur l’orientation future du continent. Les électeurs devront choisir entre s’intégrer davantage dans un « corridor sécuritaire » aligné sur Washington, ou opter pour un « bloc sud global » plus autonome et multipolaire. Le Mexique, sans échéance électorale nationale cette année, n’en reste pas moins un acteur fondamental. Il doit jongler entre sa tradition de non-intervention et une intégration économique profonde avec les États-Unis, devenant le point de tension et le nœud économique structurant de ce nouvel ordre régional. Un équilibre délicat que les investisseurs suivent de près.
Le Pérou et ses minerais sous haute tension électorale
Au Pérou, le bal électoral s’ouvre en avril 2026 dans un climat de forte fragmentation politique et d’insécurité grandissante. La criminalité est devenue la préoccupation numéro un des citoyens, favorisant l’émergence de discours sécuritaires tranchés. Des figures comme Rafael López Aliaga, maire de Lima, ou Keiko Fujimori, incarnant la droite conservatrice traditionnelle, promettent une expansion de l’extraction minière et un éloignement de l’axe bolivarien. En parallèle, un candidat antisystème, Carlos Álvarez, capte une partie de l’électorat, signe d’un désir de changement profond.
Une victoire de la droite pourrait solidifier les liens avec Washington et accélérer des projets stratégiques comme le développement du port de Chancay, clé pour les échanges transpacifiques. Le Pérou, malgré son instabilité politique chronique, reste un des marchés émergents les plus solides, grâce à sa banque centrale et à ses ressources minières stratégiques. Le pays est le deuxième producteur mondial de cuivre, un métal vital pour l’électrification mondiale, et figure parmi les principaux producteurs d’or, de zinc et d’argent. Ces richesses, si elles sont une aubaine économique, sont aussi source de tensions internes entre communautés et compagnies minières, illustrant bien les défis liés à l’extraction minière et aux potentiels conflits internationaux.
L’exploitation minière demeure le premier pourvoyeur de devises, un contributeur majeur aux recettes fiscales et un pilier de l’investissement étranger direct. Il est clair que freiner cette activité n’est pas une option macroéconomique viable pour le pays. Dans le contexte actuel de recherche de fournisseurs fiables et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement, le Pérou se positionne comme un fournisseur “allié-compatible” de métaux critiques. Ceci offre un socle solide pour ceux qui souhaitent investir dans une période de bulle géopolitique, avec des métaux au cœur de la transition énergétique.
Les trésors du sous-sol : moteur de la rivalité Chine-États-Unis
Le retrait de Maduro redistribue profondément les cartes dans le secteur des matières premières, notamment avec la perspective du retour progressif du pétrole vénézuélien sous une nouvelle gestion, qui pourrait exercer une pression structurelle à la baisse sur les prix mondiaux à long terme. Mais ce sont surtout les ressources stratégiques du « triangle lithium-cuivre andin » (Chili, Argentine, Pérou) qui deviennent des enjeux majeurs pour les chaînes de valeur énergétique et technologique américaines. Le Brésil, quant à lui, confirme sa position de première puissance du continent en matière de ressources, avec une production pétrolière record à la fin de l’année 2025 et des investissements massifs dans l’exploration de nouveaux bassins.
Au-delà du pétrole, le Brésil a considérablement diversifié ses sites d’extraction minière pour le cuivre, l’aluminium et le lithium. Le pays détient la deuxième réserve mondiale de terres rares, juste derrière la Chine. Grâce à un bouquet énergétique majoritairement renouvelable, il attire les entreprises technologiques américaines soucieuses de sécuriser leurs approvisionnements en technologies vertes et en matériel d’IA. Le Mexique, avec ses pôles industriels dans l’automobile et l’électronique, est également un maillon indispensable pour le corridor de ressources aligné sur les États-Unis, assurant une sécurité énergétique pour l’Amérique du Nord.
La mainmise chinoise sur les ressources et les infrastructures
Depuis le début des années 2000, la Chine a étendu son influence chinoise de manière fulgurante en Amérique latine, investissant des sommes colossales dans les matières premières, les infrastructures et les télécommunications. Pékin est devenu le premier partenaire économique de nombreux pays de la région, dépassant parfois les États-Unis dans ce qui était autrefois leur « arrière-cour ». Cette stratégie, souvent appelée « diplomatie du chéquier », a vu les banques publiques chinoises accorder plus de 136 milliards de dollars de prêts entre 2005 et 2020, avec des projets ambitieux couvrant routes, ports et métros. C’est une offensive économique qui ne laisse personne indifférent.
Un exemple frappant de cette influence chinoise est le port de Chancay au Pérou, conçu pour devenir un hub stratégique majeur pour les exportations régionales vers l’Asie. Ce projet permettra à la Chine de sécuriser l’accès aux minerais péruviens, notamment le cuivre, dont Pékin consomme une part considérable de la production mondiale. Ces investissements sont assortis d’exigences claires : recours à de la main-d’œuvre chinoise, contrats contraignants et obligation d’acheter des équipements chinois, soulevant des questions sur l’indépendance économique des pays partenaires. C’est une stratégie bien ficelée qui touche à tous les secteurs essentiels, des hydrocarbures aux produits agricoles, en passant par les métaux critiques.
La bataille des influences : Pékin face à un Washington retrouvé
L’incursion américaine au Venezuela en 2026 remet fondamentalement en question l’hégémonie de l’influence chinoise, exposant les limites de sa puissance économique face à une action militaire décisive des États-Unis. Alors que Washington réaffirme la doctrine Monroe, les entreprises chinoises, souvent soutenues par l’État, pourraient se voir soumises à des contrôles plus stricts de la part des pays sud-américains alignés sur les États-Unis. Leurs projets d’infrastructures à long terme, auparavant considérés comme intouchables, pourraient être soumis à de nouveaux audits de sécurité pour les investissements directs étrangers (IDE) chinois, à l’image du modèle CFIUS américain, ce qui pourrait intensifier les conflits internationaux latents.
La Chine, de son côté, ne déploie pas seulement une diplomatie économique, mais aussi une diplomatie culturelle de plus en plus active via des Instituts Confucius. Ces centres de promotion de la langue et de la culture chinoise sont installés dans des villes stratégiques, souvent près de ports ou de zones de ressources, notamment au Brésil qui en compte le plus grand nombre. Ces instituts, souvent partenaires d’universités locales, facilitent les échanges culturels et commerciaux, renforçant le « soft power » chinois dans la région. C’est une stratégie d’influence chinoise à long terme, qui vise à façonner les perceptions locales et à consolider des liens durables au-delà des seuls intérêts financiers.
Technologies et dépendances : le duel pour le contrôle numérique
Au-delà des mines et des ports, la rivalité Chine États-Unis se joue aussi dans l’arène technologique. Huawei et ZTE sont les fers de lance de l’influence chinoise dans le déploiement de la 5G, du cloud et des câbles sous-marins, comme le SAIL reliant le Cameroun au Brésil. Au Brésil, l’activité de Huawei est particulièrement visible et diversifiée, touchant les télécommunications, l’automobile, l’exploitation minière et le divertissement numérique. L’entreprise collabore même sur des projets d’agriculture de précision avec la technologie des drones et des villes intelligentes, ancrant profondément ses technologies dans le tissu économique brésilien. Une pénétration impressionnante !
Cependant, cette avancée technologique massive soulève des inquiétudes géopolitiques et économiques. Le contrôle technologique exercé par des acteurs chinois dans des secteurs aussi stratégiques que l’agroalimentaire, par exemple, interroge sur les risques de dépendance et les implications en matière de souveraineté alimentaire pour des pays comme le Brésil. Ces partenariats, souvent soutenus par des subventions de Pékin, offrent un avantage concurrentiel qui ne plaît pas toujours à Washington. Dans cette nouvelle ère, l’influence américaine cherche à contrer cette avancée, proposant des alternatives technologiques et des incitations au « nearshoring » pour sécuriser ses propres chaînes d’approvisionnement et réduire la dépendance vis-à-vis de Pékin.
Le Mexique, par exemple, reste un hub industriel nord-américain essentiel pour le corridor manufacturier aligné sur les États-Unis. De même, une région andine sécurisée par l’influence américaine représente une destination attrayante pour les entreprises cherchant à s’affranchir des chaînes d’approvisionnement asiatiques. Ces entreprises peuvent se tourner vers une Amérique latine redevenue accessible, riche en ressources stratégiques et ouverte aux affaires sous un nouveau parapluie de sécurité. En somme, l’année 2026 marque la fin d’une décennie de stagnation et le début d’un nouveau cycle économique régional, où la volatilité politique à court terme pourrait laisser place à un réancrage pro-investissement à moyen terme. Une ère pleine de promesses, mais aussi de défis stratégiques.
Pourquoi l’Amérique latine est-elle devenue un point chaud géopolitique en 2026 ?
La région est au centre des attentions en raison d’événements majeurs, notamment l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela, qui a ravivé les ambitions des États-Unis et intensifié la compétition pour les vastes ressources naturelles, entraînant un réalignement politique et économique.
Quelles sont les principales ressources stratégiques convoitées en Amérique latine ?
L’Amérique latine regorge de métaux critiques comme le cuivre (Pérou, Chili), le lithium (Chili, Argentine), le zinc et l’argent. Le pétrole vénézuélien et brésilien, ainsi que les terres rares brésiliennes, sont également des enjeux majeurs qui alimentent la rivalité mondiale.
Comment l’influence chinoise s’est-elle manifestée dans la région ?
La Chine a massivement investi dans les infrastructures (ports, routes, 5G), les télécommunications et l’exploitation des matières premières à travers des prêts et des accords commerciaux. Cette ‘diplomatie du chéquier’ a permis à Pékin de devenir le premier partenaire économique de nombreux pays, renforçant son ‘soft power’ via des instituts culturels.
Quel est l’impact de l’intervention américaine au Venezuela sur cette dynamique ?
L’action américaine au Venezuela est perçue comme une réaffirmation de la doctrine Monroe, modifiant l’équilibre des forces. Elle pourrait conduire à des contrôles plus stricts sur les investissements chinois et pousser certains pays latino-américains à se réaligner davantage sur Washington pour des raisons de sécurité et d’investissements.
Quelles opportunités cela représente-t-il pour les investisseurs ?
Malgré la volatilité politique à court terme, la reconfiguration de la région vers un environnement pro-investissement, notamment sous l’impulsion américaine, crée des opportunités dans les secteurs des ressources naturelles, des infrastructures et des technologies vertes. Une consultation avec un professionnel est toujours recommandée pour naviguer ces marchés complexes.
Il est important de prendre rendez-vous avec un conseiller financier avant tout investissement.
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